Jusqu’au 23 septembre 2012, le Musée de la civilisation à Québec présente l’exposition Radio-Canada. Une histoire à suivre pour souligner les 75 ans de la société d’état.
Radio, télévision, site web, tout y passe. Le spectateur est plongé dans le monde distinctif de la télévision nationale. Pour les émissions destinées aux enfants, pour les téléromans, les émissions culturelles, même pour les émissions sportives, les archives abondantes exploitées dans ce montage de qualité posent la question pertinente du sens de la mission de l’institution et de son avenir dans un contexte politique et financier difficile.
Les auteurs de l’exposition le disent très clairement : quel avenir pour Radio-Canada ? À regarder de près le riche tableau historique qu’ils livrent, la seule réponse est celle de la créativité. En offrant un produit original, dans lequel les citoyens se reconnaissent et se projettent, la nouveauté et l’originalité sont les seules façons de survivre. Tout comme dans les décennies passées, il s’agit d’une voie particulièrement difficile, celle qui oblige au dépassement constant. L’exposition en témoigne à chaque vitrine, à chaque écran d’archives numérisées, aux costumes, aux décors, aux appareils de toutes sortes qui ont assuré des productions de qualité.
Le spectateur ressentira vite dans le parcours la vive insécurité actuelle de la société d’état. Comme quoi, les archives de commémoration ne sont pas que des trompettes de gloire mais aussi des outils pour mieux rebondir dans l’avenir.
Le Musée de la civilisation fait donc preuve ici de sagesse dans le traitement des thèmes qu’elle aborde. On ne peut que s’en réjouir. Le visiteur devrait conclure que ce sont d’abord et avant tout le talent et la motivation des artisans de Radio-Canada qui assureront des jours meilleurs.
