Les fondateurs de Montréal en 1642 étaient originaires de Champagne en France. On pense à Maisonneuve, bien sûr, mais il y eut également Jeanne Mance. Sans oublier Marguerite Bourgeoys qui, arrivée en 1653, se révéla une alliée précieuse des deux premiers.
De leur travail et de leur vision surgit une toute petite société qui a jeté les bases d’un nouveau pays. Le Canada et le Québec sont nés des valeurs portées par ces Champenois qui prônaient entre autres l’altruisme et l’égalité. Leurs convictions profondes et leur détermination ont fait en sorte que dès le XVIIe siècle, ce coin-ci du Nouveau monde s’est donné une personnalité différente de celle de la France.
À suivre la démarche passionnée, intelligente et habile de la cinéaste Annabel Loyola, elle-même originaire de Langres en Champagne et qui vit aujourd’hui à Montréal, on réalise à quel point l’héritage des femmes fondatrices de Montréal marque encore notre quotidien. On pourra toujours dire que l’on s’est passablement éloigné de la cité humaniste de départ, certes, mais il est indéniable que le coup d’envoi des Maisonneuve, Mance et Bourgeoys a laissé des traces profondes jusqu’à aujourd’hui. Par exemple, c’est chez ces pionnières que se trouvent les origines de la place des femmes dans notre société : Jeanne Mance, administratrice d’hôpital ; Marguerite Bourgeoys, gestionnaire d’établissements scolaires.
C’était une folle entreprise, oui, mais c’est devenu une belle réussite, tout comme le film d’Annabel Loyola. Et il y aura toujours, tel que présentées dans cette production, des archives pour en témoigner.
La folle entreprise : sur les pas de Jeanne Mance.
Réalisation, scénario, caméra et narration : Annabel Loyola.
Montage : Michael Roy.
À voir au :
Musée des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal
201, avenue des Pins Ouest
Les dimanches 20 mars, 3 et 10 avril, à 14h00
Prix : 12$
En présence de la cinéaste

