Photo : Louis-Michel Major
Les expositions d’archives de la Grande Bibliothèque sont des invitations, des invitations à la découverte. Pour le citoyen à la recherche de culture par l’intermédiaire d’objets de culture, les spécialistes de BAnQ ouvrent les magasins d’archives, livrent en condensé le résultat de leurs recherches, créent de nouveaux itinéraires intellectuels. C’est le cas ici avec l’exposition Roland Giguère. Artisan du rêve. En décortiquant le fonds d’archives de ce poète-artiste, la commissaire d’exposition Mariloue Sainte-Marie communique des textes et des oeuvres d’art d’un artisan, comme Giguère se définissait, qui témoignent de sa descente au plus profond de lui-même.
Vers 1954, il expliquait ainsi le sens de son oeuvre graphique : «nous cherchons les formes, nous les inventons, pour ensuite en faire un agencement pictural qui deviendra non pas seulement une page comme toutes les autres, établie sur des conventions faciles, et par là même sans danger, démunie de toute audace et agressivité, mais bien une page exprimant une recherche dans l’inconnu, un esprit contemporain». On irait voir cette exposition pour n’y lire que cette phrase, ce serait déjà beaucoup. Mais on s’en doute, il y a bien davantage. Et pour cause, parce que cette exposition, à l’instar des autres de la Grande Bibliothèque, fait de l’institution du boulevard de Maisonneuve un lieu vivant de culture.
Série «Ateliers d’écrivains». Roland Giguère. Artisan du rêve.
Grande Bibliothèque, niveau 1. Jusqu’au 9 mai 2010.


Bravo à madame Sainte-Marie pour la superbe exposition des oeuvres de Roland Giguère, ainsi que pour son exposé donné à l’auditorium de la BANQ. Je compte bien retourner voir cette exposition d’ici la fin.