La façade de l’hôtel du Parlement à Québec est un véritable livre d’histoire. Les statues dans les niches et sur les socles rappellent la contribution d’explorateurs et de fondateurs, Jacques Cartier, Samuel de Champlain; de personnages politiques et d’administrateurs, Frontenac, Jean Talon; de militaires, Montcalm, Lévis, Salaberry; de religieux, Jean de Brébeuf, François de Laval.


Marie Guyart dite de l’Incarnation et Marguerite Bourgeoys

Marguerite Bourgeoys
On doit ces deux statues au sculpteur J. Émile Brunet (1892-1977) qui réalisa également celles de Monseigneur de Laval et de Jean-Jacques Olier. Les bronzes des fondatrices au Canada des Ursulines et des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame furent mis en place il y a quarante ans en 1969. Ils avaient été commandés à l’artiste quatre ans plus tôt en 1965. Comme le reste du bâtiment, ils ont profité du récent programme de restauration.
La construction du Parlement s’effectua de 1877 à 1886 selon les plans de l’architecte Eugène-Étienne Taché (1836-1912). Ce dernier voulait que la façade soit un panthéon des figures nationales, donnant ainsi tout son sens à la devise gravée dans la pierre au-dessus de la porte d’entrée, Je me souviens.
P.S. : les archives des Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame à Montréal (dchouinard@cnd-m.com) témoignent à souhait de l’apport de Marguerite Bourgeoys à la fondation de Montréal et de l’oeuvre de la Congrégation au Québec, au Canada et aux États-Unis, ainsi qu’en Amérique centrale, en Afrique et en Asie.