Depuis le 29 mai et jusqu’au 28 septembre le Musée des beaux-arts de Montréal fait une place toute spéciale aux collections du regretté Yves Saint-Laurent. Couturier qui a succédé à Christian Dior à l’âge de 21 ans, il renouvelle la haute couture en faisant entrer le tailleur pantalon et le smoking pour habiller les femmes. Décédé il y a tout juste quelques jours, l’exposition met en scène la collection personnelle des productions réunies par Yves Saint-Laurent et son partenaire Pierre Bergé.
L’exposition présente bien sûr des pièces exceptionnelles de ses collections mais aussi quelques documents d’archives. Dès le début de l’exposition on peut voir quelques croquis de ces pièces mythiques dont la fameuse robe trapèze. Placé à côté des productions, les dessins montrent l’évolution entre « l’archive » papier et celle faite de laine et de soie. De l’imagination à la réalisation quoi!
En milieu d’exposition on présente une vidéo d’un défilé dans lequel est présenté plusieurs des robes exposées. En fin d’expo, une borne permet de voir un vidéo montrant en boucle des images fixes ou animées d’Yves Saint-Laurent et d’autres croquis, qui passent cependant un peu trop vite. On aurait envie de s’y attarder un peu.
La nature même de cette exposition dans un musée plus souvent voué aux œuvres picturales ou sculpturales peut choquer les puristes. Elle étonnera moins les archivistes qui, dans la Déclaration célébrait déjà la diversité des archives « créées par tous, de tout temps, sous de multiples formes et dans tous les domaines de l’activité humaine » La mode faisant indubitablement partie de la culture, il n’est que naturel qu’un musée sérieux y fasse une place. Pour plus d’information, consultez le site Internet du Musée des beaux-arts de Montréal.