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Deux articles parus récemment dans Le Monde permettent d’illustrer l’importance de l’étape de la validation des documents et objets qui composent un fonds et une collection. Ne pas faire cette étape de manière exhaustive et systématique peut avoir des conséquences graves au niveau de résultats de recherche et au niveau de la crédibilité de l’organisme qui en a la responsabilité ainsi que du diffuseur de ces informations.

Pour exemple voici les liens vers les articles du Monde parus en commémoration de Hiroshima :

Premier article paru : Hiroshima : ce que le monde n’avait jamais vu. Le Monde, 9 mai 2008. «Ce sont des photos prises au sol, de l’intérieur du désastre. Rien à voir avec la vision abstraite et désincarnée du champignon nucléaire. Ces images montrent l’état de la ville japonaise d’Hiroshima dans les premiers jours qui ont suivi le largage, par l’aviation américaine, de la première bombe atomique, le 6 août 1945, à 8 h 17.» Photos issues de la Robet L. Capp Collection/Hoover Institution Archives.

Correctif quelques jours plus tard : Très suspectes photos d’Hiroshima. Le Monde, 13 mai 2008. «Présentées comme des images prises dans les décombres d’Hiroshima peu de temps après le largage par un bombardier américain de la première bombe A, le 6 août 1945, les photographies publiées par Le Monde dans son édition du 10 mai, qui accompagnaient l’article “Hiroshima : ce que le monde n’avait jamais vu”, ne sont probablement pas authentiques. Ces clichés ont vraisemblablement été pris lors du tremblement de terre qui, en 1923, ravagea la plaine de Kanto, autour de Tokyo, et fit plus de 100 000 morts

 

Le Registre MCN Project fournit un espace pour la communauté MCN (Museum Computer Network) pour partager des informations sur des projets de musées utilisant les nouvelles technologies. Vous êtes invités à visiter, ajouter des informations et échanger avec des collègues. Tout le monde peut explorer le Regsitre; cependant, seulement les utilisateurs inscrits peuvent ajouter de l’information.

Toute institution (musées, bibliothèques, archives, universités, etc.) proposant des projets utilisant les nouvelles technologies pour diffuser ou gérer ses collections ou fonds d’archives est invitée à partager avec la communauté. Les informations recensées concernent le nom du projet, le maître d’oeuvre et le type de projet:

  • numérisation;
  • diffusion en podcast, sur le web, audio tours;
  • modèle d’affaire, gestion;
  • projets de normes, politiques et standards;
  • projets d’infrastructure, de publication, recherche, etc.;

On y indique aussi l’échelle budgétaire estimée ou réelle pour la mise en place du projet et s’il est terminé, en cours ou à l’étape de la réflexion.

 MuseTech Central : http://www.musetechcentral.org/

Pour compléter ICA-ISAD(G) et ICA-ISAAR(CPF), un groupe de travail du Comité des normes et bonnes pratiques du Conseil international des archives (ICA/CBPS) a développé une nouvelle norme internationale pour décrire les institutions conservant des fonds d’archives (ICA-ISDIAH).

Les informations relatives aux institutions conservant des documents d’archives, qui apparaissent dans les instruments de recherche traditionnels, sont essentielles pour les usagers pour l’accès aux fonds d’archives.

Avec le Web, les usagers ont davantage l’occasion d’accéder aux catalogues en ligne et aux systèmes d’information archivistiques décrivant les documents détenus par différentes institutions. Relier les descriptions des archives aux informations sur leurs producteurs et sur leurs détenteurs est essentiel pour permettre aux utilisateurs d’avoir une compréhension complète des documents d’archives décrits.

ISAD(G) donne des indications pour la description des fonds et de leurs composantes. ISAAR(CPF) donne des indications pour enregistrer les données d’autorité sur les producteurs des archives. ISDF donne des indications pour la description des fonctions des producteurs d’archives. Une description normalisée séparée des détenteurs d’archives peut être utile pour rendre un système d’information archivistique plus utilisable. C’est l’objet d’ISIAH.

Pour consulter la norme (ISDIAH)

Dans le cadre du 225e anniversaire de la signature du Traité de Paris, Bibliothèque et Archives Canada (BAC), en collaboration avec la National Archives and Records Administration des Etats-Unis (NARA), présente l’exposition 1783 : Sujet ou citoyen? Le Traité de Paris.

Cette exposition illustre l’histoire de deux nations et permet de mieux comprendre les personnes et leurs convictions face au monde en mutation de cette époque. Le Traité de Paris n’a pas seulement mis fin à la Révolution américaine, mais il a également contribué à établir les assises de ce qui allait constituer la nation canadienne. Il a influencé le développement politique et la structure sociale de notre pays et il a amené la création de nouvelles relations internationales. Le Traité a aussi grandement touché la vie des Nord-Américains, y compris les Premières Nations, les Afro-Américains, les loyalistes, les Patriotes et les Canadiens français; il a eu de sérieuses répercussions jusqu’à nos jours.

L’exposition 1783 : Sujet ou citoyen? Le Traité de Paris présente une soixantaine de documents, dont la moitié provient de la collection de Bibliothèque et Archives Canada. Parmi ces pièces on trouve des cartes datant de 1755, des livres, des peintures, des lettres et des timbres de 1765, un exemplaire du Serment d’allégeance des loyalistes, de même qu’un exemplaire de la Quebec Gazette d’août 1790. Le clou de l’exposition est le véritable Traité de Paris, lequel n’a jamais été montré en public auparavant au Canada et a rarement été exposé à Washington. Cette exposition sera présenté à Washington D.C. à partir du mois d’octobre.

Quand: du 6 mai au 5 août 2008

Lieu: Bibliothèque et Archives Canada, au 395, rue Wellington, à Ottawa.

L’entrée est gratuite.

Un document d’information est disponible à l’adresse suivante : http://media3.marketwire.com/docs/Information_Archives.pdf

En octobre dernier, Diane Baillargeon, adjointe au Directeur de la Division des archives de l’Université de Montréal, a participé au Congrès international de la Section des associations professionnelles du Conseil international des archives qui se tenait à Madrid. Lors de cet événement, elle avait présenté la Déclaration québécoise sur les archives. Elle avait également profité de son voyage pour faire connaître aux étudiants en archivistique de l’Université de Vic (dans la région de Barcelone) la démarche ayant conduit à la Déclaration. La Déclaration, qui avait été traduite en catalan et en espagnol pour l’occasion, se dote maintenant d’un outil de promotion. Nuria Canellas, responsable des archives de l’Université de Vic, à Barcelone, a préparé un poster faisant la promotion de la Déclaration en catalan. Le poster contient le texte de la Déclaration québécoise sur les archives et ses couleurs et témoigne de l’expérience de signature qui a eu lieu à Madrid à l’automne. Le poster sera présenté lors d’un congrès d’archivistes en Espagne en mai prochain.

Salutations à nos amis d’Espagne et chapeau à Nuria Canellas et Diane Baillargeon.


 

Les presses de l’Université Laval viennent de faire paraître un collectif sur l’histoire commune du Québec et de la région Poitou-Charente.  

Pendant un siècle et demi, la France et une bonne partie de l’Amérique ont vécu une histoire commune, celle de la Nouvelle-France. Au Québec et dans la région française de Poitou-Charentes, cette période s’est durablement inscrite dans les paysages, dans la culture matérielle, dans les archives et jusque dans la langue. Elle a ainsi légué un patrimoine considérable et laissé son empreinte dans les mémoires collectives française et, surtout, québécoise. C’est une partie de cet héritage, celle qui est perceptible dans les paysages au Québec et en Poitou-Charentes, que cet ouvrage invite à explorer. S’appuyant sur l’une ou l’autre des quelque 1 500 traces de la Nouvelle-France recensées sur les deux rives de l’Atlantique, les textes préparés par plus de 40 auteurs français et québécois convient à un voyage au carrefour de l’histoire et du patrimoine pour redécouvrir cette expérience commune et raviver la mémoire partagée qui en est issue.

Les traces de la Nouvelle-France au Québec et en Poitou-Charente, Sous la direction de Marc St-Hilaire, Alain Roy, Mickaël Augeron et Dominique Guillemet, Sainte-Foy, Presses de l’Université Laval, 2008, 320 p. 

La personnalité techno du journal Les Affaires du 26 avril au 2 mai 2008 était Robert St-Jean , directeur général des technologies de l’information et des télécommunications (TIC) de BAnQ.
Dans cette entrevue, il parle du portail de la BAnQ dont la refonte sera lancée au printemps 2009, du projet continu de numérisation : «Aujourd’hui, nous avons atteint 8 millions [de documents numérisés], soit près de 10% du patrimoine québécois qui est [à la charge de BAnQ].» (Les Affaires 53-17 2008, 26), ainsi que des budgets qui ont été alloués aux TIC pour le fonctionnement du projet de la BAnQ depuis 3 ans (édifice et fusion des Archives nationales et de la Bibliothèque nationale du Québec et ouverture de la Grande bibliothèque de Montréal).

Vous pouvez aussi visionner l’entrevue, allez à Personnalité techno : Robert St-Jean sur LesAffaires.tv.

Il serait peut-être bon aussi que les gestionnaires de l’information que sont les archivistes prennent la part de visibilité qui leur revient dans les stratégies technologiques et de mise en place de gestion de contenu, d’analyse des besoins des flux d’information en entreprise et des comportements informationnels des utilisateurs en contactant les journalistes des Affaires ou en proposant des chroniques pour cette section pour le moment monopolisée par les informaticiens et selon leur point de vue uniquement.

Dans la première moitié des années 1970, quelques collectifs d’artistes et de producteurs culturels canadiens s’incorporent comme compagnies sans but lucratif afin de diffuser des pratiques toujours marginalisées (art conceptuel, performance, etc.). Parallèlement à l’accomplissement des tâches administratives qu’exige la consolidation de leur existence institutionnelle, ils façonnent également un réseau de communication postale avec leurs pairs. Suivant une même visée, ils utilisent la vidéo portative et le câble en vue de contourner les monopoles de l’audiovisuel. Dans ces contextes, le document devient simultanément un support d’échanges décentralisés et le résidu d’une transaction bureaucratique.

Certaines organisations des premiers temps de l’autogestion se sont rapidement dissoutes et d’autres tiennent le cap malgré les changements de mandats, ainsi que la démission des membres. Corollairement, sous la rubrique d’un seul nom de personne morale se succèdent souvent des individus d’appartenances idéologiques variées. Or la trajectoire historique de ces structures reste perceptible au sein de leurs fonds d’archives. Ceux-ci inscrivent les retombées d’utopies partiellement réalisées parmi les traces matérielles du travail des artistes. Aujourd’hui, ces corpus sont fréquemment confiés à des musées publics et universités.

Tout en offrant un récit fragmentaire d’une période charnière (1967-1975), Protocoles documentaires II met en tension la présentation des archives d’après des critères muséologiques et leur accessibilité sous forme de matériaux de recherche. Les pièces originales sont réunies par blocs thématiques liés à l’essor d’une structure pour laquelle les artistes ont échafaudé des systèmes de gestion de l’information. Cette sélection s’accompagne d’une publication gratuite comprenant un commentaire, une liste des documents, ainsi que des repères chronologiques. Les pièces photocopiées, en quantité supérieure, sont quant à elles dépourvues d’appareil interprétatif.

Cette exposition est le deuxième volet d’un projet conçu par Vincent Bonin. Le troisième volet, une publication, paraîtra en 2009.

Cette information a été soumise par Eric Legendre | Trajectoires.ca

L’intégrale des travaux du naturaliste anglais Charles Darwin, compilés par l’Université Cambridge, peut désormais être consultée en ligne. L’épreuve de L’Origine des espèces ainsi qu’un nombre important de documents, rédigés par le célèbre naturaliste anglais, peuvent être consultés Darwin Online.
Comprenant près de 20 000 documents et 90 000 images, cette banque de données est la plus importante du genre selon la bibliothèque de l’Université Cambridge, à qui appartiennent les archives. La collection comprend des milliers de notes, des manuscrits de travaux scientifiques, des carnets de voyages, des photographies de Darwin et de sa famille, des articles de journaux, des critiques de ses livres et plus encore.

Source: Marc-André Brouillard Branchez-vous.com

La Commission de la fonction publique du Canada, en collaboration avec Bibliothèque et Archives Canada, a dévoilé, le 30 avril, une exposition historique commémorant un siècle de travail à bâtir une fonction publique moderne. Des photographies et des documents d’archives témoignent de l’évolution de la fonction publique au cours du siècle dernier, alors qu’elle est passée d’un système qui reposait largement sur le favoritisme politique, à un processus impartial de nomination fondé sur le mérite.

Postes Canada a également dévoilé une enveloppe commémorative pour souligner cet anniversaire.

Date: 30 avril au 2 mai 2008

Lieu: Bibliothèque et Archives Canada, au 395, rue Wellington, à Ottawa.

L’entrée est libre et l’exposition est ouverte au public.

Pour en savoir davantage sur le 100e anniversaire: www.psc-cfp.gc.ca/100/index-fra.htm .

Vous pouvez également visionner l’exposition historique en ligne sur le site Forum de Bibliothèque et Archives Canada sur la démocratie canadienne.

Source: Marketwire

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